Période du 22 au 28 Février 10 :
Une semaine dite normale, rien de particulier à signaler, en face à face Robert et JF en quelques occasions avec un langage franc et directe.

Lundi 22 au vendredi 26 fév 10 : Les bons jours se suivent et se ressemblent, une bonne semaine malgré la grosse chaleur qui sévit actuellement, et JF tiens bon la barre comme dit la chanson.
Quelques visites familiales Tonton Dédé & tante Ginette, sa marraine Popo, tante Gisèle, le cousin Bernard et la petite Céline ; JF toujours petit sourire d’accueil, et large sourire si la conversation le provoque.
Chaque jour qui passe, on met JF hors du lit plus tôt que d’habitude, c'est-à-dire juste après le bain vers 10h00 et ce durant 4 heures, et ce temps, il le passe dans sa chambre devant la télé, ou avec son papa devant le pc, ou bien sur le balcon.
Il retourne au lit pour un repos d’une heure, puis au fauteuil à nouveau 14h00-16h30.
Et le soir, de 19h30-22h00 au fauteuil, quand ce n’est pas de la physio ou de ‘l’Electro Muscle Stimulator’. Et vers 23h00, il y a le rituel de Robert, tendresse, conversation et prière et le bisou pour la nuit.
On lui fait régulièrement les petits et courts exercices de rééducation, il y a quelque fois comme un semblant de minuscule réaction, cependant on ne s’enthousiasme pas, on surveille la continuité et/ou la répétition avant de noter un nouveau progrès.

Samedi 27 fev 10 : Avant de partir à la soirée spectacle ‘Seuls sur Scène 2’ organisée dans le but de lever des fonds pour JF, Robert vient lui parler longuement de cette soirée qui lui est destinée, et des nombreuses autres diverses activités organisées depuis 3 ans, depuis son accident, des nombreuses personnes qui nous soutiennent, de cette vraie chaîne de solidarité autour de lui.
‘JF aujourd’hui tu es en bonne santé, tu n’as rien de cassé, les bras et les jambes et tous tes membres sont en bon état, tu progresses chaque jour, tu reconnaîs les personnes, tu manges et bois, tu as bonne mine, tu regardes la télé, bref, il ne te reste qu’à vouloir descendre et marcher, écrire et parler ; on veut que tu communiques avec nous par tes mains, tes yeux, le mouvement de ta bouche, c’est comme tu veux, et surtout il te faut la volonté d’y arriver. Tu ne vas pas passer ta vie au lit, la vie normale doit reprendre, elle t’attend’. Ton papa veut revoir son champion de fils sur un terrain de foot ou tennis volley ou golf, et gagner.
Jean-François, tout ce temps a les yeux dans les yeux de son papa, qui lui tient la main, JF sourit un peu et semble vraiment écouter ce discours, dont le seul but, c’est de mettre dans son sub-conscient une motivation, un encouragement à s’accrocher davantage et avoir la volonté de progresser encore.
Quand Robert parle de JF comme champion, JF est heureux de ce rappel et il sait la fierté du papa (comme tous les papas), néanmoins, il semble stimulé par ces mots.

Dimanche 28 fev 10 : JF passe ses 4 heures (12h00-16h00) sur sa chaise roulante, devant la télé, et parce que sa tête n’est pas encore stable, on lui met à l’arrière le dos d’un fauteuil pour servir d’appuie-tête, notre systême D, c’est ainsi tout le temps. Avant de le remettre au lit, Robert retire le fauteuil à l’arrière, et normalement il se met juste derrière JF pour que la tête s’appuie alors contre lui et ne tombe pas à la renverse, or il se trouve, que là JF a la tête qui tient bien toute seule, et Robert très heureux de ce constat le dit à JF, il faut toujours l’encourager à chaque soupçon de progrès constaté, et le sourire de JF écoutant les compliments de son pap fait vraiment plaisir. Bon cela ne veut pas dire que ce progrès est concrétisé, attendons voir durant les jours qui vont suivre.
19h00 : Il y a des moments aussi où c’est désolant de ne pas voir des réactions sur son visage alors Robert y va franchement: ‘JF tu sais c’est fatigant mon garçon de lutter chaque jour pour te ramener vers la normale, alors que toi, tu ne nous donnes aucune réaction. Cela fait 3 ans, on s’épuise à te stimuler sans cesse, et si tu me comprends alors, STP fais un effort, mais si tu ne me comprends pas, alors c’est pas d’ta faute, mais moi je tiens à te le dire. Si tu nous comprends, alors il te faut commencer à réagir avec tes mains, tes doigts, tes yeux, ton expression de visage’. Cette conversation est vraie, et il y a des moments vraiment de lassitude, quand rien ne se passe, rien n’avance, y a pas de réactions de JF, Robert en tout cas, certes pas tous les jours, le dit à son fils.

Il faut préciser que la maman de Jean-François lui fait également régulièrement des petits exercices de rééducation, de l’accu-pressure, et des conversations mère-fils pour le stimuler. Le plus important c’est le coup d’œil de la maman qui veille à la propreté et l’hygiène impeccable de JF, si nécessaire au maintien de son niveau de bonne santé.